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28 Jui

Où trouver les vitamines ?

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Les vitamines sont indispensables au bon fonctionnement de l’organisme. Et comme le corps ne sait pas les fabriquer, c’est dans votre alimentation qu’il va falloir chercher pour éviter les carences. Attention, elles sont fragiles ! Privilégiez les modes de cuisson rapides et la fraîcheur des produits pour augmentez vos apports. En savoir +

 

Vitamines B1 et B3 dans les légumes secs

Les vitamines B1 et B3 aident au bon fonctionnement du système nerveux, à la production d’énergie et diminuent la perte de cheveux. On les trouve dans les légumes secs comme les haricots, les lentilles, ou les pois-chiches. Plutôt bons marchés, ces aliments seront vos alliés pour un hiver plein de tonus !

Vitamine B2 dans la volailles et les produits laitiers

La vitamine B2 participe à la production d’énergie à partir des glucides, des lipides et des protéines. Elle est particulièrement utile contre les insomnies et les maux de tête. On la trouve surtout dans la volaille et dans les produits laitiers. Pour les éternels fatigués, c’est poulet, caille et pigeon à tous les repas.

Vitamine C dans les fruits et légumes

La vitamine C, c’est LA vitamine qui renforce le système immunitaire. Elle est aussi indispensable pour accélérer la cicatrisation et aide également à consolider les dents et les os. On la trouve dans tous les fruits et les légumes. Mais attention, plus ils sont conservés longtemps, plus la teneur en vitamine diminue. En hiver, pour avoir les végétaux les plus frais possible, optez donc pour les légumes surgelés, ou les fruits cueillis récemment et vous ferez le plein de vitamine C !

Vitamine B5 dans les viandes et les oeufs durs

La vitamine B5 intervient dans la transmission des messages nerveux, c’est la vitamine anti-stress. On la trouve principalement dans les protéines animales : viandes et oeufs.

La vitamine B9 dans les légumes verts et graines

La B9, aussi appelée folate, est la vitamine des femmes enceintes. Elle joue un rôle essentiel dans la production de l’ADN et dans la protection contre les malformations du foetus. On la trouve dans les légumes verts, ainsi que dans les graines (lin, courge, tournesol…). Souvent l’agriculture intensive diminue la teneur en vitamine B9 dans les végétaux, c’est pourquoi il est souvent indispensable de supplémenter les femmes enceintes qui n’ont pas toujours un apport suffisant en folates même avec une alimentation équilibrée.

Vitamine B12 dans les céréales et le lait

La vitamine B12 intervient dans l’élaboration des globules rouges et participe à l’entretien des cellules nerveuses. C’est une vitamine anti-fatigue. On la trouve dans les céréales et dans le lait. Avis aux petits coups de fatigue : c’est muesli dans un grand bol de lait pour le petit-déjeuner.

Vitamine A dans les viandes, les carottes et les épinards

La vitamine A est nécessaire pour la vision. C’est également une vitamine antifatigue. On la trouve dans la viande et dans certains légumes comme les carottes et les épinards.

Vitamine D dans le beurre et le poisson

La vitamine D assure l’assimilation des minéraux constituants de notre squelette. C’est l’une des rares vitamines fabriquées par notre organisme sous l’action des rayons du soleil. On la trouve aussi dans notre alimentation avec le poisson et le beurre. Cet hiver, votre rayon de soleil se trouve chez votre poissonnier !

Vitamine K dans le jaunes d’oeuf et les céréales

La vitamine K permet la coagulation du sang et évite donc de trop saigner ou de faire des hémorragies. On la trouve dans le jaune d’oeuf et dans les céréales.

Vitamine E dans les légumes vert et les huiles végétales

La vitamine E a des propriétés anti-inflammatoires et contribue au bon fonctionnement du coeur. On la trouve dans les huiles végétales et dans les légumes verts. La salade assaisonnée à l’huile d’olive a donc particulièrement sa place dans un régime alimentaire sain pour le coeur.

 

Source Doctissimo - Lucile Woodward

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26 Jui

Les plantes : les racines de la santé

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Le renouveau des médecines naturelles a donné goût aux plantes. Soif d'équilibre, retour à la nature et à sa pharmacie incroyablement variée ! Il semblerait que tisanes, gélules, huiles essentielles et élixirs floraux n'ont jamais eu autant de succès. En savoir +

La phytothérapie est sans doute la plus vieille médecine du monde. Déjà les druides de notre vieille Europe (600 ans av. J.-C.), en faisaient un usage courant et n'ignoraient rien des vertus du gui contre la stérilité. Plus près de nous, il suffit de consulter le Vidal, la bible pharmaceutique, pour vérifier que l'aspirine est issue de la saule, la digitaline (médicament bien connu des cardiaques) de la fleur de digitaline. Ainsi nombre de médicaments allopathiques sont élaborés à partir des molécules trouvées dans les plantes. Aujourd'hui leurs qualités sont à nouveau redécouvertes et exploitées au naturel.

La vague verte de la phytothérapie

Les plantes médicinales contiennent des principes actifs qui exercent une action biologique directe sur l'organisme. En réalité, chacune d'elle offrirait deux à trois

cents composants différents. Selon les phytothérapeutes, c'est de l'interaction entre ces différentes substances que naîtrait l'efficacité thérapeutique.

Déjà, nos grands-mères vantaient l'efficacité des plantes contre les maux courants :

•    La sauge pour les problèmes de circulation ;

•    Le thym contre le rhume ;

•    Le tilleul en tisane pour les insomnies.

Mais attention, à l'automédication. Entre efficacité et toxicité, la frontière reste floue. Pour preuve le millepertuis, véritable antidépresseur, qui fait aujourd'hui l'objet d'une législation bien spécifique. Mieux vaut donc demander l'avis d'un médecin ou d'un pharmacien avant d'entamer une cure.

Les plantes peuvent être utilisées sous leur forme traditionnelle, tisane ou décoction. Quant aux nouveaux conditionnements (gélules, teintures mères, micro-sphères), ils facilitent leur usage dans le cadre de nos vies modernes.

La force thérapeutique des huiles essentielles

Moins connue que la phytothérapie, l'aromathérapie possède un champs d'action moins large. Ces odorantes substances concentrent jusqu'à cent fois certains principes actifs de la plante fraîche. Parce que certaines molécules y sont présentes avec une importante concentration, une huile essentielle n'est pas anodine, aussi la prudence s'impose.

Selon ses prescripteurs, les huiles essentielles constitueraient, en traitant le "terrain", une parade naturelle et efficace face aux maux de l'hiver. Cette notion de "terrain" est bien connue des adeptes de l'homéopathie. Le principe en serait le suivant : à chaque "terrain" correspond une réaction propre à l'environnement et aux agressions. Cette sensibilité individuelle aurait deux conséquences : d'une part, une personne aura tendance à toujours souffrir des même types d'affections ; d'autre part, un même traitement entraînera des effets différents selon les terrains.

Pour déterminer le terrain de son patient, le prescripteur l'examine et s'enquiert de ses antécédents personnels et familiaux, de ses goûts et dégoûts, de ses habitudes, de ses réactions au froid, à la chaleur… Précisons que cette approche n'a jusqu'à présent reçu aucune validation scientifique.

Il semble aussi que cette thérapeutique traite avec succès le système nerveux végétatif. En particulier, l'essence de néroli, pourvue de propriétés anti-stress.

On prête à ce huiles essentielles des propriétés diverses :

•    Anti-stress pour l'essence de néroli ;

•    Digestives comme le cumin ou l'aneth ;

•    Antiallergiques comme l'hysope ;

•    Sédatives comme le tilleul ou l'oranger. En les diffusant dans la chambre, on favoriserait le sommeil.

On peut employer les huiles essentielles de différentes façons : en friction, en inhalation ou en diffusion dans l'atmosphère... Ces utilisations externes sont sans danger. Lorsqu'on les ingère en gouttes ou en doses contenues dans des gélules, il est indispensable de suivre la prescription précise d'un médecin.

Pour les humeurs, faites-vous une fleur

Derniers-nés de la panoplie phytothérapeuthique : les élixirs floraux, prônés depuis le début du siècle par le Dr Edward Bach, homéopathe et bactériologiste anglais réputé.

En orientant ses travaux vers le monde végétal, il aurait constaté une influence des

fleurs sur les états d'âme et les désordres physiologiques. Selon lui, chaque fleur possèderait une vertu particulière, qui permettrait de développer celle qui nous fait défaut. Au programme des fleurs d'optimisme, des fleurs de vitalité, etc.

Le mode de préparation est simple : les fleurs sont cueillies en pleine floraison, puis déposées dans un bol d'eau pure. Le liquide recueilli, plusieurs heures après, constitue l'élixir mère. Les élixirs floraux s'administrent par voie orale, sous forme de gouttes. Ils sont vendus en pharmacie ou dans les centres agréés.

Besoin d'ésotérisme ou transmission d'un savoir ancestral, qu'elles prêtent à sourire ou qu'elles soient l'objet de profondes certitudes, les médecines dîtes "douces" si elles ne font pas de bien, restent en général sans danger… à partir du moment où elles sont prescrites par un médecin qui saura passer à un traitement allopathique en cas de besoins.

Source Doctissimo - Catherine Maillard

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14 Jui

Tout savoir sur les compléments alimentaires

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De nombreux compléments alimentaires vous tendent les bras. Pour lutter contre la fatigue, pour préparer sa peau au soleil de l'été, pour vous aider à perdre quelques kilos… gélules et préparations sont nombreuses. Quels sont leurs composants et leurs modes d'action. Explications. En savoir +

Petite définition de ces gélules du bien-être

L'Europe, puis la France depuis mars 2006, a défini très précisément ce qu'était et ce que pouvait contenir ou non un complément alimentaire. La définition est très précise, elle indique que les compléments alimentaires sont des denrées alimentaires dont le but est compléter un régime normal et qui constituent une source concentrée de nutriments ou d'autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique seuls ou combinés, commercialisés sous forme de doses. Par dose, on entend toutes les formes classiques : gélules, pastilles, comprimés, ampoules, ou encore sachets.

Ces compléments alimentaires peuvent donc comprendre de nombreux produits :

•    des aliments classiques ou partie d'aliments par exemple un extrait de carotte ;

•    des nutriments : vitamines et minéraux comme la vitamine C ou le calcium ;

•    des plantes et préparation de plantes comme le fenouil  en excluant les plantes dont l'usage est strictement médicamenteux ;

•    et tous les produits à but nutritionnel ou physiologique : que ce soit des protéines, des acides gras, ou des anti-oxydants comme les oligo-éléments (sélénium par exemple).

Dans tous les cas, les produits utilisés ne doivent pas être destinés exclusivement à un usage thérapeutique, les compléments alimentaires ne sont pas des médicaments. Et surtout les doses ne doivent pas dépasser les apports journaliers recommandés.

La composition à la loupe

Au rayon des composants des compléments alimentaires, il en existe des centaines mais certains sont de grands classiques.

Les vitamines

Les vitamines nous sont absolument nécessaires même s'il s'agit de très petites quantités. Et d'ailleurs à l'exception de la vitamine D, les vitamines ne peuvent être synthétisées par notre corps et doivent être présentes dans l'alimentation ou dans les compléments alimentaires ! On utilise principalement la gamme des vitamines B, ( B1, B2, B3, B5, B6, B9 et B12), la vitamine C, et la vitamine E, sans oublier la vitamine A et la vitamine D. En bref au rang des vitamines, toutes sont utiles et utilisées dans les compléments alimentaires.

 

Les minéraux et les oligo-éléments

Du côté des minéraux, c'est le sélénium et le magnésium qui ont le vent en poupe. L'un pour ses immenses propriétés anti-oxydantes et l'autre pour son aptitude à redonner énergie et moral. Mais nombreuses sont ces petites molécules utilisées dans la composition des compléments alimentaires : calcium, carotène, chrome, cuivre  ou fer, à chacun sa place pour la beauté de la peau, la solidité de vos os ou le bien-être de vos articulations. Sans oublier le fluor pour les plus petits et les plus grands, ou encore le zinc pour une peau zéro défaut.

Les protéines, acides gras et acides aminés

Plus originales, mais tout aussi plébiscitées, les compositions à base d'acide gras comme les fameux oméga 3, issus d'huiles de poissons ou d'huiles végétales, dont l'action sur l'humeur et le cœur n'est plus à démontrer. Au rang des acides aminés, on parle souvent de la créatine dont les effets sont controversés et l'usage est légal depuis peu en France. Mais la liste des protéines, des acides aminés et des acides gras est longue, on y trouve les CLA (acides linoléiques conjugués) qui « sèchent » la musculature en empêchant les graisses de se fixer mais également toutes sortes de protéines et d'acides gras.

Les plantes et préparation de plantes

La liste des plantes utilisées dans les compléments alimentaires est sans fin. Il suffit de piocher dans le patrimoine traditionnel pour découvrir mille et un actifs utiles à notre santé. La recherche à leur sujet étant très limitée, on se fie aux usages traditionnels pour choisir les plus adaptées. Au rayon plantes, c'est la minceur qui draine le plus de références : fenouil, artichaut, reine des prés pour drainer, thé vert et guarana pour brûler les calories, ou encore gingembre et radis noir pour se débarrasser des toxines.

Et pour terminer : des excipients

Enfin ces produits ont également des excipients : conservateurs, colorants, arômes… si par hasard vous êtes sujet aux allergies vérifiez bien la liste de ces excipients qui doit figurer sur la boîte du complément.

Les effets star des compléments alimentaires

Les compléments alimentaires sont de plus en plus le fruit d'associations mûrement réfléchies pour un effet combiné et synergique. Et si on se contentait avant d'un simple magnésium associé à la vitamine B6, ce sont aujourd'hui des cocktails d'attaque qui contiennent des dizaines de composants alliés pour un effet maximum. Parmi eux, certaines actions font office de stars.

Les anti-oxydants comme le sélénium, la vitamine C, la vitamine E ou encore le zinc sont définitivement bons pour notre santé et si nous n'arrivons pas à les mettre dans nos assiettes, alors pas d'hésitation pour se défendre contre le stress oxydatif et préserver son avenir, les compléments alimentaires qui en contiennent sont nombreux.

Côté minceur, ce sont les drainants d'une part et les brûleurs de graisse et/ou de calories d'autre part qui ont la part belle. Attention si ces compléments composés de plantes drainantes, d'acides aminés et autres vitamines sont de formidables aides-minceur, ils ne remplacent pas l'hygiène de vie impérative au bien-être et à une perte de poids durable.

Et pour garder son bronzage longtemps, les compléments "activateurs de bronzage" ou "préparateurs de peaux" débarquent au printemps. On vous suggère de commencer bien avant l'exposition au soleil. Les actifs principaux de ces produits sont les caroténoïdes (présents dans les carottes, les tomates…) efficaces pour préparer la peau à un joli hâle, ils ne remplacement pas non plus les crèmes solaires, indispensables pour se protéger des méfaits du soleil.

Enfin les indémodables cocktails anti-fatigue : du magnésium à la gelée royale en passant par le ginseng et le guarana, ils sont indiqués pour donner un coup de fouet quand l'énergie est au plus bas.

Source Doctissimo - Juliette Lauzanne

www.doctissimo.fr

07 Mai

Triangle noir pour médicaments sous surveillance renforcée

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Un triangle noir inversé sur la notice : ce symbole permettra d’identifier, dès cet automne, tout nouveau médicament soumis à une surveillance renforcée par les autorités sanitaires. Toutefois, assure l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), ces produits ne sont pas dangereux, « il ne faut donc pas interrompre un traitement ».

 

A partir du 1er septembre 2013, les patients découvriront un triangle noir inversé sur la notice des nouveaux médicaments autorisés sur le marché mais soumis à une surveillance renforcée. Utilisé dans tous les Etats membres de l’Union européenne, ce symbole figurera également sur le résumé des caractéristiques du produit (RCP) destiné aux professionnels de santé. Par contre, il ne sera pas apposé sur l’emballage, ce qui aurait été plus visible pour le malade. Le triangle noir sera toujours assorti d’une phrase explicative : « Ce médicament fait l’objet d’une surveillance renforcée ».

 

Cette surveillance plus étroite visant à accroître la sécurité des patients concerne aujourd’hui 103 médicaments, comme le montre une première liste diffusée le 25 avril. Parmi eux, figure notamment le vaccin contre la grippe H1N1 Pandemrix® qui n’est plus commercialisé en France. Cette liste sera actualisée et publiée tous les mois par l’Agence européenne du médicament (EMA) et les autorités sanitaires de chaque pays, à l’instar de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) en France. Cette mesure s’inscrit dans le cadre des nouvelles dispositions communautaires relatives à la sécurité des médicaments dont l’entrée en vigueur date de 2012, rappelle-t-on.

 

Déclarer les effets indésirables
« En aucun cas, il ne s’agit d’une liste de médicaments dangereux ni même présentant un problème particulier de sécurité », assure l’ANSM. « Il ne faut donc pas interrompre un traitement quand le médicament fait l’objet d’une surveillance renforcée. En cas de doute, il est indispensable de demander l’avis de son médecin ou de son pharmacien. »

Le Comité pour l’évaluation des risques en matière de pharmacovigilance (Prac) de l’Agence européenne du médicament peut, à tout moment, placer un produit sous surveillance renforcée. A noter que ce statut est systématiquement appliqué si un médicament contient « une nouvelle substance active autorisée dans l’Union européenne depuis le 1er janvier 2011 » explique l’EMA dans un communiqué. C’est également le cas lorsqu’il s’agit d’un médicament biologique (vaccin, dérivé du sang…) dont l’expérience depuis sa commercialisation est limitée. Autre exemple : le laboratoire est tenu de fournir des données complémentaires sur « l’utilisation prolongée ou sur un effet indésirable rare ayant été observé durant les essais cliniques ».

Durant la période de surveillance renforcée, « les patients et les professionnels de santé sont vivement encouragés à déclarer tous les effets indésirables suspectés d’être dus à des médicaments portant le triangle noir, de manière à favoriser l’émergence de nouvelles données », poursuit l’EMA. Cette collecte d’informations permettra de « garantir que les bénéfices des médicaments restent supérieurs à leurs risques » et à « prendre toute mesure qui s’avérerait nécessaire ».

 

Source AFIM

02 Mai

Les Toc, troubles obsessionnels compulsifs

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Se laver fréquemment les mains, vérifier sans cesse que l’on a bien fermé le gaz… Nous connaissons tous ces gestes ou rituels qui sont des symboles des troubles obsessionnels compulsifs, ou Toc. Mais cette maladie cache souvent un malaise profond et s’avère handicapante à divers degrés au quotidien. En savoir +

Reconnus comme une pathologieanxiogène par le corps médical, les troubles obsessionnels compulsifs (aussi appelés Toc) représentent la seconde cause de consultation psychiatrique après les troubles de l’humeur. Ils apparaissent le plus souvent au moment de l’adolescence. La pose du bon diagnostic est toujours difficile, car l’observation des premiers symptômes n’évoque pas forcément la survenue réelle des troubles généraux. Ces derniers imposent une réelle dépendance quotidienne aux obsessions-compulsions à la personne touchée par cette pathologie.

Dans un rapport rendu en mai 2005 par la Haute autorité de santé (HAS), on peut lire que « les données de prévalence de sources américaines et anglaises récentes montrent que le trouble obsessionnel compulsif (Toc) toucherait environ 2 % de la population adulte. Le Toc serait ainsi la quatrième pathologie psychiatrique la plus fréquente après les troubles phobiques, les troubles liés aux toxiques (alcool et drogue) et les troubles dépressifs. Le début du trouble est précoce, son évolution est chronique dans la plupart des cas. »

Comment détecter un toc ?

Les outils dont disposent les spécialistes pour repérer les Toc chez un patient reposent essentiellement sur la fréquence de l’observance des rituels. Dès qu’une personne pratique au minimum une heure de rituels par jour, elle peut être déclarée comme étant sujette à des Toc. Mais elle peut effectuer ces Toc jusqu’à huit heures par jour.

Comment détecter la maladie ?

Dès lors que le patient commence à se plaindre des troubles qu’il subit et qu’ils l’empêchent de mener une vie sereine, il n’hésite pas à consulter son médecin. Le docteur Alain Sauteraud explique que « grâce à la médiatisation qui a été faite autour du trouble obsessionnel compulsif, une personne atteinte vient plus facilement consulter un médecin. Auparavant, il cédait au sentiment de honte de cette maladie et la dissimulait. Maintenant, le patient vient de lui-même plus facilement, car il se rend compte du problème qu’il rencontre. Le corps médical estime que dès lors qu’une personne souffre d’une heure d’obsessions ou de compulsions par jour, celle-ci est en proie au Toc. Mais le plus souvent, les patients viennent consulter quand ils observent eux-mêmes deux ou trois heures d’obsessions-compulsions par jour. »

Les enfants, premières personnes touchées par les Toc

Les spécialistes estiment que les premières apparitions des troubles obsessionnels compulsifs commencent dès l’âge de six ou sept ans en moyenne (au plus tard, la maladie se déclare avant l’âge de 25 ans environ) et touchent en majorité le sexe masculin, pour une prévalence atteignant entre 1 et 4 % des enfants. Dans un article de 2001 intitulé Le trouble obsessionnel compulsif, le psychologue Jacques Sirois précise que « les premiers symptômes apparaissent pour les deux tiers des personnes avant l’âge de 25 ans (un tiers avant 15 ans). L’âge de début est plus précoce chez les hommes que chez les femmes : entre 6 et 15 ans pour les hommes, et entre 20 et 29 ans pour les femmes. »

La précocité des symptômes appelle donc à la plus grande vigilance dès le plus jeune âge. D’où l’importance du dépistageau plus tôt, pour éviter des années de souffrance et donner une possibilité de soigner au mieux et plus efficacement ce type de pathologie. Ainsi, parents et enseignants jouent un rôle de premier ordre pour observer tout trouble qui pourrait faire l’objet d’une prise en charge déterminante pour l’avenir d’un enfant ou d’un jeune adulte.

 

Les symptômes des Toc

On retrouve plusieurs sortes d’obsessions et de compulsions. Images ou idées ressenties comme inappropriées et répétitions d’un ou plusieurs actes, tous ces troubles sont régis par des règles extrêmement précises adoptées par la personne atteinte. Certaines sont récurrentes alors que d’autres se font plus rares.

Parmi les obsessions récurrentes, on retrouve les suivantes :

  • la crainte de se salir ou de se contaminer (par des germes, du sang ou de la saleté) ;
  • la peur d’avoir oublié de fermer la porte, la fenêtre, d’éteindre le gaz ou l’électricité ;
  • avoir fait du mal (physique ou moral) à quelqu’un sans l’avoir fait exprès ;
  • observer la symétrie et l’ordre des choses qui entourent le malade ;
  • les agressions sexuelles ;
  • la précision et un certain perfectionnisme ;
  • la perte de contrôle.

Ces craintes révèlent une angoisse profonde d’avoir nui à une personne proche ou innocente, d’avoir provoqué une catastrophe (la mort ou la maladie), ainsi que d’avoir été responsable d’un acte agressif ou immoral. Mais la teneur des obsessions importe souvent peu relativement à ce que lui attribue généralement la personne souffrant de trouble obsessionnel compulsif.

Concernant les compulsions, on estime que ces rituels tentent de soulager l’individu par des gestes très précis et répétitifs. Mais le patient ne peut s’empêcher de les exécuter. Les médecins ont observé ceux-ci :

  • lavage des mains ou des objets ;
  • vérification que chaque chose est à sa place, en ordre ;
  • récitation des idées (prier, compter, lire, calculs mentaux) ;
  • toucher des objets à plusieurs reprises ;
  • les pensées magiques ou conjuratoires.

La personne atteinte par des troubles obsessionnels compulsifs se sent obligée d’effectuer ces gestes, car elle pense qu’en agissant ainsi, le rituel fera diminuer son angoisse. L’accomplissement l’accompagne pour passer le cap de l’anxiété dépassée.

Traitements

Il existe trois types de traitements pour soigner les personnes touchées par les troubles obsessionnels compulsifs, mais il faut noter que bien que les individus ne guérissent pas totalement, les traitements apportent une nette amélioration, suffisante pour qu’ils puissent mener une vie quotidienne convenable.

Toute une gamme de traitements est considérée par les chercheurs, qu’il s’agisse des thérapies de première intention comme les psychothérapies et les médicaments sérotoninergiques ou de l’étape supérieure des perspectives chirurgicales, dans les cas presentant des Toc résistants.

Les traitements médicaux

Dans les années 1980, une avancée pharmacologique avait été saluée, incluant la prise de clomipramine, qui fait partie de la classe des antidépresseurs tricycliques(dits IMAO), mais très vite, les chercheurs ont quelque peu délaissé son utilisation auprès des enfants. Ils mettaient en cause les effets secondaires associés tels que la prise de poids, la possibilité de convulsions et les risques cardiaques encourus. De plus, de nouvelles molécules innovantes se sont révélées plus efficaces.

Aujourd’hui, les médecins ont mis en place un protocolequi agit directement sur un neurotransmetteur indispensable dénommé sérotonine (récepteur 5-HT, 5-hydroxytryptamine). Dans la classe thérapeutique, cette découverte est capitale pour la prise en charge médicale des sujets malades. Les ISRS(inhibiteurs sélectifs de recapture de la sérotonine) ou encore la famille des sérotoninergiques atténuent efficacement les Toc. Les neurones à sérotonine jouent un rôle primordial dans la régulation de l’humeur et de l’anxiété. Ainsi, en maintenant un taux relativement élevé de sérotonine au cœur de la synapse (l’espace par où passe l’information dans le neurone), on garantit une forme d’équilibre dans la retransmission des messages envoyés au cerveau. Récemment, une équipe de chercheurs canadiens en lien avec l’université Pierre et Marie Curie a découvert que les neurones 5-HT exercent également une fonction notable dans la libération de glutamate VGLUT3 (vesicular glutamate transporter type 3) qui module, avec le neurotransmetteur GABA (acidegamma-aminobutyrique), la sérotonine.

Les traitements alternatifs

Il convient d’aborder les différentes thérapies cognitives et comportementales (TCC), dont les malades tirent de plus grands bénéfices dans l’amélioration des symptômes. Ces psychothérapies peuvent faire l’objet d’un suivi familial, seul ou par le biais d’un groupe de soutien. L’idée obsédante caractéristique d’un trouble obsessionnel compulsif provoque de l’anxiété et la compulsion pour soulager le patient. Or, dans ces thérapies, l’apprentissage d’un nouveau mode comportemental associé à l’approche cognitive est mis en avant, où l’on rééduque en quelque sorte les pensées du patient (cognitions). Il s’agit ainsi de modifier son attitude et de montrer une nouvelle façon d’appréhender les situations et d’interpréter leurs pensées.

Les traitements chirurgicaux

Enfin, les chercheurs ont mis en lumière un traitement basé sur la neurochirurgie. Cependant, il ne peut s’appliquer qu’aux personnes dont les Toc ont été déclarés résistants ou « réfractaires », et lorsque les traitements de première intention se sont révélés inadéquats et insuffisants. Pour le moment, cette technique n’a été utilisée que dans très peu de cas, lorsque les symptômes font ressortir une extrême gravité. Les chercheurs ne disposent pas encore d’assez de recul pour prouver l’efficacité d’une telle chirurgie. De plus, des cas post-chirurgicaux ont présenté des lésions irréversibles.

C’est la raison pour laquelle la technique de stimulation cérébrale profonde (SCP) pourrait s’imposer face à la chirurgie, qui s’avère trop lourde à supporter. La SCP représente donc un tout nouvel espoir dans la lutte contre les Toc réfractaires. Elle consiste à implanter des électrodes et à stimuler les zones cérébrales concernées.

Source www.futura-sciences.com

 

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