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28 Avr

Violences faites aux femmes...

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Les violences faites aux femmes, perpétrées pour l’essentiel au sein du couple, ont de graves répercussions sur la santé des victimes, comme l’a montré un colloque organisé le 8 février, à Paris. En savoir +

Elles sont toutefois insuffisamment dépistées et prises en charge par les professionnels de santé, trop peu sensibilisés et formés sur ce thème.

Un mois avant la Journée internationale des fem­mes, le 8 mars, la chaire santé de Sciences po et ses partenaires, la Mutuelle générale de l’Education nationale (MGEN), La Mutuelle des étudiants (LMDE), Médecins du monde et le Planning familial, ont organisé un séminaire de réflexion visant à « mieux prendre en compte la santé des femmes ». Parmi les thèmes abordés, celui des violences faites aux femmes. Un phénomène répandu mais insuffisamment diagnostiqué, selon la Dre Caroline Rey-Salmon, pé­diatre des hôpitaux, médecin légiste, coordinatrice des ur­gences médico-judiciaires de l’Hôtel-Dieu, à Paris.

Cette spécialiste rappelle la définition de ces violences telle qu’elle a été formulée en 1993 par l’Assemblée générale des Nations unies : « Les termes ”violence à l’égard des fem­mes” désignent tous actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préju­dice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée. » « Il y a violence quand il y a destructivité, domination », ajoute Caroline Rey-Salmon.

« On peut distinguer six formes de violences : verbales, psychologiques, physiques, sexuelles, économiques et administratives », ajoute Françoise Brié, vice-présidente de la Fédération nationale Solidarité femmes, réseau regroupant les associations féministes engagées dans la lutte contre toutes les at­teintes faites aux femmes, notamment celles qui s’exercent au sein du couple et de la fa­mille. « Il y a une volonté de destruction de l’autre, les auteurs de violence considèrent généralement les femmes comme des êtres inférieurs », explique-t-elle. Avant d’ajouter : « C’est une question majeure de santé publique. »

Espérance de vie réduite
La fréquence de ces actes est, en effet, plus qu’alarmante. « En 2009, 650.000 femmes de 18 à 75 ans ont signalé avoir été victimes de violences sexuelles hors et dans le ménage, 140 femmes ont perdu la vie sous les coups de leur compagnon ou leur ex-compagnon », selon le 3e plan interministériel de lutte contre les violences faites aux femmes 2011-2013. Pour sa part, l’Obser­vatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), qui cible, par voie d’enquêtes, les actes de sévices physiques ou sexuels subis par un ex-conjoint ou par le conjoint actuel sur deux ans, indique que 12,5 personnes de 18 à 75 ans sur 1.000 déclarent avoir subi de telles agressions, soit quelque 540.000 personnes, dont une large majorité de femmes (400.000).

« La famille est le lieu le plus violent qui soit », commente la Dre Caroline Rey-Salmon. Et « un tiers des femmes sont encore victimes de la violence de leur ancien mari ou ancien compagnon, surtout lorsqu’elles ont eu avec eux des enfants. Les femmes aux revenus les plus faibles, celles âgées de moins de 45 ans, et celles résidant dans de grandes agglomérations sont les plus touchées », précise-t-elle.

Les conséquences sur la santé sont nombreuses autant que désastreuses. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les femmes victimes de violences conjugales perdent entre une et quatre années de vie en bonne santé. Dépenses d’hospitalisation, consommation d’alcool et de produits psychotropes, stress post-traumatique sont en cause, in­dique pour sa part la Dre Caroline Rey-Salmon.

Réaliser un dépistage systématique
Le coût social est également très lourd : en France, il a été estimé à 2,5 milliards d’euros en 2006, dont 483 millions pour les soins de santé (recours aux urgences, hospitalisations, soins en médecine générale et en psychiatrie, consommation médicamenteuse). A cette somme s’ajoutent les frais de justice et d’hébergement d’urgence, les allocations diverses, le paiement des arrêts de travail, les pertes de production dues aux décès, aux arrêts de travail et à l’absentéisme, etc.

Il est donc essentiel de traiter les conséquences de ces violences. « Le problème est que le repérage par les professionnels de santé est très difficile », estime Caroline Rey-Salmon. « Les femmes qui les subissent en font peu fréquemment mention, surtout s’il s’agit de violences de nature sexuelle, la honte et la culpabilité étant les sentiments les plus fréquemment ressentis », poursuit-elle. De plus, « les femmes sont désormais de plus en plus victimes de violences psy­chologiques et économiques », qu’elles n’évoquent pas nécessairement, poursuit-elle.

« On pourrait repérer ces victimes dans les lieux de soins, mais les professionnels de santé ne sont pas suffisamment sensibilisés et formés à cette question des violences. Il faudrait y remédier. » Pour Françoise Brié, « un dépistage systématique devrait être réalisé lors des consultations. Il faudrait interroger ces femmes quand elles sont seules ».

 

Source AFIM

14 Avr

Les cabines à UV responsables de 800 morts par an

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Chaque année, les cabines à UV sont responsables de près de 800 décès en Europe, selon une récente étude. En savoir +

Ces appareils augmentent en effet considérablement le risque de développer un mélanome.

Une étude publiée dans le British Medical Journal annonce que les cabines à UV sont responsables chaque année de près de 800 décès en Europe dus à un cancer de la peau. Les personnes qui ont utilisé au moins une fois ces appareils classés comme "cancérogènes certains pour l'homme" ont un risque accru de 20 % de développer un mélanome. Ce risque est même doublé chez les personnes qui en font usage avant 35 ans.

Le mélanome est la forme la plus grave de cancer de la peau touchant près de 10 000 personnes chaque année en France. Il est celui qui, par incidence, a le plus augmenté dans le monde ces 40 dernières années, selon l'OMS. Les chercheurs estiment que des actions plus fermes doivent être prises pour prévenir les effets néfastes des cabines à UV. Ils rappellent que l'OMS recommande de restreindre l'usage des cabines aux mineurs et d'interdire les centres de bronzage qui ne sont pas contrôlés.

 

Source AFIM

04 Déc

Les fabricants de médicaments et les contrefaçons

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Le Leem, une organisation qui représente les entreprises du médicament, salue des prises record de faux médicaments aux douanes et alerte sur les risques d'achat de ces substances via Internet. En savoir +

En 2011, 24% des contrefaçons retenues aux douanes de l'Union européennes étaient des médicaments, soit plus de 27 millions de ces produits. Un chiffre qui a explosé en un an puisqu'il n'était que de 3 millions en 2010. Ces faux médicaments interceptés proviennent majoritairement de Chine et d'Inde. En réaction au rapport publié par la Commission européenne sur le sujet, le Leem (Les entreprises du médicament) a salué  dans un communiqué l'action des douanes française et européenne en matière de lutte contre la contrefaçon de médicaments. 

L'organisation a également rappelé le risque que représente l'achat d'un médicament sur Internet, une vente qui n'est pas soumise à la réglementation des officines. "En achetant des médicaments sur Internet, les patients mettent donc en danger leur santé et leur sécurité et s'exposent à la consommation de produits ne contenant aucun principe actif, sous ou sur dosés ou encore contenant des substances nocives", alerte Philippe Lamoureux, Directeur Général du Leem.

D'après l'Organisation mondiale de la santé (OMS), dans plus de la moitié des cas, les médicaments achetés sur des sites Internet dissimulant leur adresse physique sont des contrefaçons.

28 Nov

OGM : une étude française donne l'alerte

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Des chercheurs ont mené une étude indépendante sur les effets du maïs OGM sur des rats. Les résultats, très alarmants, montrent une mortalité prématurée et des cancers sur ces animaux.  En savoir +

Des chercheurs français ont testé les effets d'un maïs OGM (NK603) et d'un insecticide (Roundup) de la firme américaine Monsanto sur des rats. Les résultats, à paraître dans la revue Food and Chemical Toxicology et révélés par Le Nouvel Observateur, montreraient que sur le long terme, ces produits agiraient comme de véritables poisons.

Les chercheurs ont étudié plusieurs centaines de rats durant deux ans. D'après les auteurs, les études menées jusqu'à présent et qui semblaient prouver l'innocuité des OGM n'ont jamais été menées sur une si longue période. Les scientifiques ont inclus les produits testés dans la nourriture des rats, dans une proportion similaire à celle que consomme la population américaine. Ils ont divisés leurs cobayes en plusieurs groupes : avec pesticide, avec OGM, avec les deux ou groupe témoin. Résultats, les animaux nourris aux OGM comme aux pesticides (seuls ou en association) seraient morts en plus grand nombre et bien avant ceux qui n'en ont pas consommé. De plus, des tumeurs de la taille d'une balle de ping-pong, ainsi que des anomalies du foie et des reins ont été observées en beaucoup plus grande quantité chez les rongeurs nourris avec le maïs modifié et l'herbicide.

Les ministres réagissent
Dans un communiqué commun, Marisol Touraine (ministre de la Santé), Delphine Batho (ministre de l'Ecologie) et Stéphane Le Foll (ministre de l'Agriculture) indiquent que "cette étude semble confirmer l'insuffisance des études toxicologiques exigées par la règlementation communautaire en matière d'autorisation de mise sur le marché de produits transgéniques." L'Agence nationale de sécurité sanitaire et le Haut conseil des biotechnologies ont été saisis.

12 Nov

Les Français mangent-ils mieux que les Américains ?

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Contrairement aux idées reçues, les Français ne mangeraient pas plus sainement que les Américains, si l'on en croit les conclusions surprenantes d'une étude du Crédoc. En savoir +

Le Centre de recherche pour l'étude et observation des conditions de vie (Crédoc) vient de publier une note de synthèse plutôt étonnante sur l'alimentation en France et aux Etats-Unis. L'organisme a comparé les consommations alimentaires et les apports nutritionnels dans les deux pays au travers de deux enquêtes réalisées de la même façon et durant la même période.

Première surprise, les apports caloriques sont les mêmes dans les deux pays, même si les Américains boivent davantage de boissons sucrées (sodas ou jus de fruits). Si outre-Atlantique on est les champions du sucre, les Français ingèrent davantage d'acides gras saturés et de cholestérol, bref, de mauvaises graisses. En cause, la popularité des viennoiseries, charcuteries, fromages, etc. dans l'Hexagone.

Pas assez de fruits et légumes
Plus surprenant encore, les jeunes Français (21-34 ans) et les plus de 65 ans mangent moins bien que les Américains du même âge : trop de sandwiches et pas assez de fruits et légumes. "Si cela devenait un phénomène générationnel, il y aurait un risque d'affaiblissement du modèle alimentaire français", alertent les auteurs de l'étude.

Ceux-ci ont tout de même constaté une plus forte diversité alimentaire en France, avec des repas plus variés d'un jour à l'autre, et davantage de fibres. Notre modèle alimentaire n'est donc peut-être pas complètement mauvais...

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