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07 Mai

Triangle noir pour médicaments sous surveillance renforcée

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Un triangle noir inversé sur la notice : ce symbole permettra d’identifier, dès cet automne, tout nouveau médicament soumis à une surveillance renforcée par les autorités sanitaires. Toutefois, assure l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), ces produits ne sont pas dangereux, « il ne faut donc pas interrompre un traitement ».

 

A partir du 1er septembre 2013, les patients découvriront un triangle noir inversé sur la notice des nouveaux médicaments autorisés sur le marché mais soumis à une surveillance renforcée. Utilisé dans tous les Etats membres de l’Union européenne, ce symbole figurera également sur le résumé des caractéristiques du produit (RCP) destiné aux professionnels de santé. Par contre, il ne sera pas apposé sur l’emballage, ce qui aurait été plus visible pour le malade. Le triangle noir sera toujours assorti d’une phrase explicative : « Ce médicament fait l’objet d’une surveillance renforcée ».

 

Cette surveillance plus étroite visant à accroître la sécurité des patients concerne aujourd’hui 103 médicaments, comme le montre une première liste diffusée le 25 avril. Parmi eux, figure notamment le vaccin contre la grippe H1N1 Pandemrix® qui n’est plus commercialisé en France. Cette liste sera actualisée et publiée tous les mois par l’Agence européenne du médicament (EMA) et les autorités sanitaires de chaque pays, à l’instar de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) en France. Cette mesure s’inscrit dans le cadre des nouvelles dispositions communautaires relatives à la sécurité des médicaments dont l’entrée en vigueur date de 2012, rappelle-t-on.

 

Déclarer les effets indésirables
« En aucun cas, il ne s’agit d’une liste de médicaments dangereux ni même présentant un problème particulier de sécurité », assure l’ANSM. « Il ne faut donc pas interrompre un traitement quand le médicament fait l’objet d’une surveillance renforcée. En cas de doute, il est indispensable de demander l’avis de son médecin ou de son pharmacien. »

Le Comité pour l’évaluation des risques en matière de pharmacovigilance (Prac) de l’Agence européenne du médicament peut, à tout moment, placer un produit sous surveillance renforcée. A noter que ce statut est systématiquement appliqué si un médicament contient « une nouvelle substance active autorisée dans l’Union européenne depuis le 1er janvier 2011 » explique l’EMA dans un communiqué. C’est également le cas lorsqu’il s’agit d’un médicament biologique (vaccin, dérivé du sang…) dont l’expérience depuis sa commercialisation est limitée. Autre exemple : le laboratoire est tenu de fournir des données complémentaires sur « l’utilisation prolongée ou sur un effet indésirable rare ayant été observé durant les essais cliniques ».

Durant la période de surveillance renforcée, « les patients et les professionnels de santé sont vivement encouragés à déclarer tous les effets indésirables suspectés d’être dus à des médicaments portant le triangle noir, de manière à favoriser l’émergence de nouvelles données », poursuit l’EMA. Cette collecte d’informations permettra de « garantir que les bénéfices des médicaments restent supérieurs à leurs risques » et à « prendre toute mesure qui s’avérerait nécessaire ».

 

Source AFIM

02 Mai

Les Toc, troubles obsessionnels compulsifs

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Se laver fréquemment les mains, vérifier sans cesse que l’on a bien fermé le gaz… Nous connaissons tous ces gestes ou rituels qui sont des symboles des troubles obsessionnels compulsifs, ou Toc. Mais cette maladie cache souvent un malaise profond et s’avère handicapante à divers degrés au quotidien. En savoir +

Reconnus comme une pathologieanxiogène par le corps médical, les troubles obsessionnels compulsifs (aussi appelés Toc) représentent la seconde cause de consultation psychiatrique après les troubles de l’humeur. Ils apparaissent le plus souvent au moment de l’adolescence. La pose du bon diagnostic est toujours difficile, car l’observation des premiers symptômes n’évoque pas forcément la survenue réelle des troubles généraux. Ces derniers imposent une réelle dépendance quotidienne aux obsessions-compulsions à la personne touchée par cette pathologie.

Dans un rapport rendu en mai 2005 par la Haute autorité de santé (HAS), on peut lire que « les données de prévalence de sources américaines et anglaises récentes montrent que le trouble obsessionnel compulsif (Toc) toucherait environ 2 % de la population adulte. Le Toc serait ainsi la quatrième pathologie psychiatrique la plus fréquente après les troubles phobiques, les troubles liés aux toxiques (alcool et drogue) et les troubles dépressifs. Le début du trouble est précoce, son évolution est chronique dans la plupart des cas. »

Comment détecter un toc ?

Les outils dont disposent les spécialistes pour repérer les Toc chez un patient reposent essentiellement sur la fréquence de l’observance des rituels. Dès qu’une personne pratique au minimum une heure de rituels par jour, elle peut être déclarée comme étant sujette à des Toc. Mais elle peut effectuer ces Toc jusqu’à huit heures par jour.

Comment détecter la maladie ?

Dès lors que le patient commence à se plaindre des troubles qu’il subit et qu’ils l’empêchent de mener une vie sereine, il n’hésite pas à consulter son médecin. Le docteur Alain Sauteraud explique que « grâce à la médiatisation qui a été faite autour du trouble obsessionnel compulsif, une personne atteinte vient plus facilement consulter un médecin. Auparavant, il cédait au sentiment de honte de cette maladie et la dissimulait. Maintenant, le patient vient de lui-même plus facilement, car il se rend compte du problème qu’il rencontre. Le corps médical estime que dès lors qu’une personne souffre d’une heure d’obsessions ou de compulsions par jour, celle-ci est en proie au Toc. Mais le plus souvent, les patients viennent consulter quand ils observent eux-mêmes deux ou trois heures d’obsessions-compulsions par jour. »

Les enfants, premières personnes touchées par les Toc

Les spécialistes estiment que les premières apparitions des troubles obsessionnels compulsifs commencent dès l’âge de six ou sept ans en moyenne (au plus tard, la maladie se déclare avant l’âge de 25 ans environ) et touchent en majorité le sexe masculin, pour une prévalence atteignant entre 1 et 4 % des enfants. Dans un article de 2001 intitulé Le trouble obsessionnel compulsif, le psychologue Jacques Sirois précise que « les premiers symptômes apparaissent pour les deux tiers des personnes avant l’âge de 25 ans (un tiers avant 15 ans). L’âge de début est plus précoce chez les hommes que chez les femmes : entre 6 et 15 ans pour les hommes, et entre 20 et 29 ans pour les femmes. »

La précocité des symptômes appelle donc à la plus grande vigilance dès le plus jeune âge. D’où l’importance du dépistageau plus tôt, pour éviter des années de souffrance et donner une possibilité de soigner au mieux et plus efficacement ce type de pathologie. Ainsi, parents et enseignants jouent un rôle de premier ordre pour observer tout trouble qui pourrait faire l’objet d’une prise en charge déterminante pour l’avenir d’un enfant ou d’un jeune adulte.

 

Les symptômes des Toc

On retrouve plusieurs sortes d’obsessions et de compulsions. Images ou idées ressenties comme inappropriées et répétitions d’un ou plusieurs actes, tous ces troubles sont régis par des règles extrêmement précises adoptées par la personne atteinte. Certaines sont récurrentes alors que d’autres se font plus rares.

Parmi les obsessions récurrentes, on retrouve les suivantes :

  • la crainte de se salir ou de se contaminer (par des germes, du sang ou de la saleté) ;
  • la peur d’avoir oublié de fermer la porte, la fenêtre, d’éteindre le gaz ou l’électricité ;
  • avoir fait du mal (physique ou moral) à quelqu’un sans l’avoir fait exprès ;
  • observer la symétrie et l’ordre des choses qui entourent le malade ;
  • les agressions sexuelles ;
  • la précision et un certain perfectionnisme ;
  • la perte de contrôle.

Ces craintes révèlent une angoisse profonde d’avoir nui à une personne proche ou innocente, d’avoir provoqué une catastrophe (la mort ou la maladie), ainsi que d’avoir été responsable d’un acte agressif ou immoral. Mais la teneur des obsessions importe souvent peu relativement à ce que lui attribue généralement la personne souffrant de trouble obsessionnel compulsif.

Concernant les compulsions, on estime que ces rituels tentent de soulager l’individu par des gestes très précis et répétitifs. Mais le patient ne peut s’empêcher de les exécuter. Les médecins ont observé ceux-ci :

  • lavage des mains ou des objets ;
  • vérification que chaque chose est à sa place, en ordre ;
  • récitation des idées (prier, compter, lire, calculs mentaux) ;
  • toucher des objets à plusieurs reprises ;
  • les pensées magiques ou conjuratoires.

La personne atteinte par des troubles obsessionnels compulsifs se sent obligée d’effectuer ces gestes, car elle pense qu’en agissant ainsi, le rituel fera diminuer son angoisse. L’accomplissement l’accompagne pour passer le cap de l’anxiété dépassée.

Traitements

Il existe trois types de traitements pour soigner les personnes touchées par les troubles obsessionnels compulsifs, mais il faut noter que bien que les individus ne guérissent pas totalement, les traitements apportent une nette amélioration, suffisante pour qu’ils puissent mener une vie quotidienne convenable.

Toute une gamme de traitements est considérée par les chercheurs, qu’il s’agisse des thérapies de première intention comme les psychothérapies et les médicaments sérotoninergiques ou de l’étape supérieure des perspectives chirurgicales, dans les cas presentant des Toc résistants.

Les traitements médicaux

Dans les années 1980, une avancée pharmacologique avait été saluée, incluant la prise de clomipramine, qui fait partie de la classe des antidépresseurs tricycliques(dits IMAO), mais très vite, les chercheurs ont quelque peu délaissé son utilisation auprès des enfants. Ils mettaient en cause les effets secondaires associés tels que la prise de poids, la possibilité de convulsions et les risques cardiaques encourus. De plus, de nouvelles molécules innovantes se sont révélées plus efficaces.

Aujourd’hui, les médecins ont mis en place un protocolequi agit directement sur un neurotransmetteur indispensable dénommé sérotonine (récepteur 5-HT, 5-hydroxytryptamine). Dans la classe thérapeutique, cette découverte est capitale pour la prise en charge médicale des sujets malades. Les ISRS(inhibiteurs sélectifs de recapture de la sérotonine) ou encore la famille des sérotoninergiques atténuent efficacement les Toc. Les neurones à sérotonine jouent un rôle primordial dans la régulation de l’humeur et de l’anxiété. Ainsi, en maintenant un taux relativement élevé de sérotonine au cœur de la synapse (l’espace par où passe l’information dans le neurone), on garantit une forme d’équilibre dans la retransmission des messages envoyés au cerveau. Récemment, une équipe de chercheurs canadiens en lien avec l’université Pierre et Marie Curie a découvert que les neurones 5-HT exercent également une fonction notable dans la libération de glutamate VGLUT3 (vesicular glutamate transporter type 3) qui module, avec le neurotransmetteur GABA (acidegamma-aminobutyrique), la sérotonine.

Les traitements alternatifs

Il convient d’aborder les différentes thérapies cognitives et comportementales (TCC), dont les malades tirent de plus grands bénéfices dans l’amélioration des symptômes. Ces psychothérapies peuvent faire l’objet d’un suivi familial, seul ou par le biais d’un groupe de soutien. L’idée obsédante caractéristique d’un trouble obsessionnel compulsif provoque de l’anxiété et la compulsion pour soulager le patient. Or, dans ces thérapies, l’apprentissage d’un nouveau mode comportemental associé à l’approche cognitive est mis en avant, où l’on rééduque en quelque sorte les pensées du patient (cognitions). Il s’agit ainsi de modifier son attitude et de montrer une nouvelle façon d’appréhender les situations et d’interpréter leurs pensées.

Les traitements chirurgicaux

Enfin, les chercheurs ont mis en lumière un traitement basé sur la neurochirurgie. Cependant, il ne peut s’appliquer qu’aux personnes dont les Toc ont été déclarés résistants ou « réfractaires », et lorsque les traitements de première intention se sont révélés inadéquats et insuffisants. Pour le moment, cette technique n’a été utilisée que dans très peu de cas, lorsque les symptômes font ressortir une extrême gravité. Les chercheurs ne disposent pas encore d’assez de recul pour prouver l’efficacité d’une telle chirurgie. De plus, des cas post-chirurgicaux ont présenté des lésions irréversibles.

C’est la raison pour laquelle la technique de stimulation cérébrale profonde (SCP) pourrait s’imposer face à la chirurgie, qui s’avère trop lourde à supporter. La SCP représente donc un tout nouvel espoir dans la lutte contre les Toc réfractaires. Elle consiste à implanter des électrodes et à stimuler les zones cérébrales concernées.

Source www.futura-sciences.com

 

28 Avr

Violences faites aux femmes...

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Les violences faites aux femmes, perpétrées pour l’essentiel au sein du couple, ont de graves répercussions sur la santé des victimes, comme l’a montré un colloque organisé le 8 février, à Paris. En savoir +

Elles sont toutefois insuffisamment dépistées et prises en charge par les professionnels de santé, trop peu sensibilisés et formés sur ce thème.

Un mois avant la Journée internationale des fem­mes, le 8 mars, la chaire santé de Sciences po et ses partenaires, la Mutuelle générale de l’Education nationale (MGEN), La Mutuelle des étudiants (LMDE), Médecins du monde et le Planning familial, ont organisé un séminaire de réflexion visant à « mieux prendre en compte la santé des femmes ». Parmi les thèmes abordés, celui des violences faites aux femmes. Un phénomène répandu mais insuffisamment diagnostiqué, selon la Dre Caroline Rey-Salmon, pé­diatre des hôpitaux, médecin légiste, coordinatrice des ur­gences médico-judiciaires de l’Hôtel-Dieu, à Paris.

Cette spécialiste rappelle la définition de ces violences telle qu’elle a été formulée en 1993 par l’Assemblée générale des Nations unies : « Les termes ”violence à l’égard des fem­mes” désignent tous actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préju­dice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée. » « Il y a violence quand il y a destructivité, domination », ajoute Caroline Rey-Salmon.

« On peut distinguer six formes de violences : verbales, psychologiques, physiques, sexuelles, économiques et administratives », ajoute Françoise Brié, vice-présidente de la Fédération nationale Solidarité femmes, réseau regroupant les associations féministes engagées dans la lutte contre toutes les at­teintes faites aux femmes, notamment celles qui s’exercent au sein du couple et de la fa­mille. « Il y a une volonté de destruction de l’autre, les auteurs de violence considèrent généralement les femmes comme des êtres inférieurs », explique-t-elle. Avant d’ajouter : « C’est une question majeure de santé publique. »

Espérance de vie réduite
La fréquence de ces actes est, en effet, plus qu’alarmante. « En 2009, 650.000 femmes de 18 à 75 ans ont signalé avoir été victimes de violences sexuelles hors et dans le ménage, 140 femmes ont perdu la vie sous les coups de leur compagnon ou leur ex-compagnon », selon le 3e plan interministériel de lutte contre les violences faites aux femmes 2011-2013. Pour sa part, l’Obser­vatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), qui cible, par voie d’enquêtes, les actes de sévices physiques ou sexuels subis par un ex-conjoint ou par le conjoint actuel sur deux ans, indique que 12,5 personnes de 18 à 75 ans sur 1.000 déclarent avoir subi de telles agressions, soit quelque 540.000 personnes, dont une large majorité de femmes (400.000).

« La famille est le lieu le plus violent qui soit », commente la Dre Caroline Rey-Salmon. Et « un tiers des femmes sont encore victimes de la violence de leur ancien mari ou ancien compagnon, surtout lorsqu’elles ont eu avec eux des enfants. Les femmes aux revenus les plus faibles, celles âgées de moins de 45 ans, et celles résidant dans de grandes agglomérations sont les plus touchées », précise-t-elle.

Les conséquences sur la santé sont nombreuses autant que désastreuses. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les femmes victimes de violences conjugales perdent entre une et quatre années de vie en bonne santé. Dépenses d’hospitalisation, consommation d’alcool et de produits psychotropes, stress post-traumatique sont en cause, in­dique pour sa part la Dre Caroline Rey-Salmon.

Réaliser un dépistage systématique
Le coût social est également très lourd : en France, il a été estimé à 2,5 milliards d’euros en 2006, dont 483 millions pour les soins de santé (recours aux urgences, hospitalisations, soins en médecine générale et en psychiatrie, consommation médicamenteuse). A cette somme s’ajoutent les frais de justice et d’hébergement d’urgence, les allocations diverses, le paiement des arrêts de travail, les pertes de production dues aux décès, aux arrêts de travail et à l’absentéisme, etc.

Il est donc essentiel de traiter les conséquences de ces violences. « Le problème est que le repérage par les professionnels de santé est très difficile », estime Caroline Rey-Salmon. « Les femmes qui les subissent en font peu fréquemment mention, surtout s’il s’agit de violences de nature sexuelle, la honte et la culpabilité étant les sentiments les plus fréquemment ressentis », poursuit-elle. De plus, « les femmes sont désormais de plus en plus victimes de violences psy­chologiques et économiques », qu’elles n’évoquent pas nécessairement, poursuit-elle.

« On pourrait repérer ces victimes dans les lieux de soins, mais les professionnels de santé ne sont pas suffisamment sensibilisés et formés à cette question des violences. Il faudrait y remédier. » Pour Françoise Brié, « un dépistage systématique devrait être réalisé lors des consultations. Il faudrait interroger ces femmes quand elles sont seules ».

 

Source AFIM

14 Avr

Les cabines à UV responsables de 800 morts par an

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Chaque année, les cabines à UV sont responsables de près de 800 décès en Europe, selon une récente étude. En savoir +

Ces appareils augmentent en effet considérablement le risque de développer un mélanome.

Une étude publiée dans le British Medical Journal annonce que les cabines à UV sont responsables chaque année de près de 800 décès en Europe dus à un cancer de la peau. Les personnes qui ont utilisé au moins une fois ces appareils classés comme "cancérogènes certains pour l'homme" ont un risque accru de 20 % de développer un mélanome. Ce risque est même doublé chez les personnes qui en font usage avant 35 ans.

Le mélanome est la forme la plus grave de cancer de la peau touchant près de 10 000 personnes chaque année en France. Il est celui qui, par incidence, a le plus augmenté dans le monde ces 40 dernières années, selon l'OMS. Les chercheurs estiment que des actions plus fermes doivent être prises pour prévenir les effets néfastes des cabines à UV. Ils rappellent que l'OMS recommande de restreindre l'usage des cabines aux mineurs et d'interdire les centres de bronzage qui ne sont pas contrôlés.

 

Source AFIM

04 Déc

Les fabricants de médicaments et les contrefaçons

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Le Leem, une organisation qui représente les entreprises du médicament, salue des prises record de faux médicaments aux douanes et alerte sur les risques d'achat de ces substances via Internet. En savoir +

En 2011, 24% des contrefaçons retenues aux douanes de l'Union européennes étaient des médicaments, soit plus de 27 millions de ces produits. Un chiffre qui a explosé en un an puisqu'il n'était que de 3 millions en 2010. Ces faux médicaments interceptés proviennent majoritairement de Chine et d'Inde. En réaction au rapport publié par la Commission européenne sur le sujet, le Leem (Les entreprises du médicament) a salué  dans un communiqué l'action des douanes française et européenne en matière de lutte contre la contrefaçon de médicaments. 

L'organisation a également rappelé le risque que représente l'achat d'un médicament sur Internet, une vente qui n'est pas soumise à la réglementation des officines. "En achetant des médicaments sur Internet, les patients mettent donc en danger leur santé et leur sécurité et s'exposent à la consommation de produits ne contenant aucun principe actif, sous ou sur dosés ou encore contenant des substances nocives", alerte Philippe Lamoureux, Directeur Général du Leem.

D'après l'Organisation mondiale de la santé (OMS), dans plus de la moitié des cas, les médicaments achetés sur des sites Internet dissimulant leur adresse physique sont des contrefaçons.

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