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17 Jui

L’activité sportive favorise un sommeil de qualité

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Les Français dorment peu en semaine et récupèrent le week-end. Or, une bonne qualité de sommeil est un facteur protecteur de plusieurs pathologies. Pour cela, le président de l’Institut national du sommeil et de la vigilance recommande l’exercice physique « trois à quatre fois par semaine ».
 
Quatre Français sur dix souffrent de troubles du sommeil, indique une étude commandée par l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV) et la Mutuelle générale de l’Education nationale (MGEN). Réalisée par Opinion way, elle a été rendue publique le 16 mars, à l’occasion de la journée nationale du sommeil, à laquelle la MGEN a participé.
 
Or, une durée de sommeil suffisante « est essentielle à la mémoire, à l’attention, à la prise de décision quel que soit l’âge de la vie », rappelle le président de l’INSV, le Pr Damien Léger.
 
Intitulée « Sommeil, performance et bien-être des Français : état des lieux », cette étude montre que plus d’un tiers des personnes interrogées dorment seulement cinq à six heures par nuit. « Ils déclarent qu’ils dormiraient plus s’ils le pouvaient », précise la Dre Joëlle Adrien, présidente du conseil scientifique de l’INSV. Pour le Pr Damien Léger, « cette persistance d’une fraction importante de la population qui n’a pas une durée de sommeil suffisante est préoccupante ». En effet, ajoute-t-il, « de très nombreuses études ont montré les effets délétères de ce manque à long terme ». Les personnes en déficit de sommeil ont un risque accru de maladies cardio-vasculaires, de diabète, d’obésité, de troubles mentaux et d’accidents.
Le reste de la population dort en moyenne 7 heures en semaine « et 8 h 11 le week-end ». Une donnée qualifiée d’« assez rassurante » par la Dre Joëlle Adrien, puisque les enquêtes antérieures « montraient une diminution régulière de la durée du sommeil de quelques minutes quasiment chaque année ».
 
« Une activité physique trois à quatre fois par semaine favorise le sommeil », rappelle l’INSV. Avantage non négligeable : « Elle joue sur la qualité du sommeil en favorisant un meilleur sommeil à ondes lentes. » Toutefois, il faut au moins une heure d’exercice pour obtenir cet effet. Pour améliorer la performance, mise à mal par des nuits trop courtes, l’INSV préconise la sieste ! L’enquête conduite à la demande de l’INSV et de la MGEN montre qu’un tiers des personnes interrogées « fait au moins une sieste par semaine » d’une durée de près d’une heure.
Idéalement, une sieste ne doit pas dépasser 15 à 20 minutes.
 
 
Source AFIM –  2012
 
10 Jui

Santé 2012 : la Mutualité interpelle les candidats

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Dans un courrier adressé le 20 mars, le président de la Mutualité Française, Etienne Caniard, invite les dix candidats à l’élection présidentielle à faire connaître leurs « engagements » sur des « questions essentielles » de santé et de protection sociale.

 
A moins d’un mois du premier tour de l’élection présidentielle, la Mutualité Française interpelle les dix candidats à l’Elysée pour leur faire part de ses préoccupations face à la dégradation constante du système de santé et notamment l’accès aux soins.
 
Dans un long courrier adressé le 20 mars, son président, Etienne Caniard, les interroge sur leurs « perspectives et engagements » sur des « questions essentielles » concernant la santé et la protection sociale. « Quels engagements comptez-vous prendre pour assurer le retour à l’équilibre des comptes et mettre fin au report de nos dépenses sur les générations futures ? », « Comment envisagez-vous de mettre un terme à la différence entre les prix réels et les baisses de remboursement, phénomène qui se banalise et s’amplifie […] ? », « Etes-vous prêts à donner la possibilité aux mutuelles de contractualiser avec les professionnels de santé dans l’objectif de garantir aux Français des soins de qualité au meilleur prix ? », interroge Etienne Caniard.
 
Les candidats sont également invités à se prononcer sur leurs solutions « pour favoriser l’accès à une mutuelle et mettre ainsi en œuvre le droit à une garantie complémentaire solidaire pour chacun » et sur leur politique vis-à-vis des personnes « en situation de perte d’autonomie et de leur entourage ».
 
UNE SOLIDARITÉ QUI S’EFFRITE CONTINUELLEMENT
 
Dans ce courrier, la Mutualité Française dresse un constat sans concession de la situation de la protection sociale. Elle avance également des pistes pour « promouvoir des solutions crédibles et réalistes » afin d’améliorer le système de santé, à l’heure où plus de 15% de nos concitoyens renoncent à des soins médicaux pour des raisons financières.
 
Il est donc plus que jamais nécessaire de sortir des « logiques de replâtrage », au regard « de la dégradation continue du système de protection sociale et de ses répercussions sur l’accès aux soins ». Ce constat est partagé, fait valoir la Mutualité Française, « par un grand nombre de représentants de la société civile, d’associations d’usagers, de syndicats et de professionnels de santé », comme l’ont montré l’ensemble des réunions régionales qui se sont déroulées de novembre à février. Tout d’abord, la « situation financière et le recours systématique à l’endettement » menacent l’avenir du système de protection sociale. Autre faiblesse unanimement reconnue : le manque d’efficacité de l’organisation des soins et son coût élevé. « Elle repose trop fortement sur l’hôpital au détriment de la médecine de ville ; sur les spécialistes aux dépens des généralistes ; sur les médecins aux dépens des autres professionnels de santé et sur une consommation de médicaments très supérieure à celle des autres pays européens », regrette Etienne Caniard.
 
 
RETROUVER UNE OPPOSABILITÉ DES TARIFS
 
Enfin, la Mutualité déplore l’effritement « d’année en année » de la solidarité : « L’assurance maladie ne couvre désormais qu’un peu plus de la moitié des frais de soins courants de sorte que bénéficier d’une mutuelle devient indispensable pour accéder aux soins. »
Dans ce contexte, la Mutualité plaide pour une réforme qui poursuive trois objectifs : pérennité, efficacité et justice. A titre d’exemple, pour rompre avec une logique « hospitalo-centrée », le mouvement mutualiste plébiscite le développement d’un meilleur accès aux soins de premier recours. Autres préconisations : améliorer les remboursements « par une nouvelle organisation de l’intervention des mutuelles dans un cadre concerté avec l’Etat et l’assurance maladie » et mener « une action résolue sur les tarifs afin de retrouver une opposabilité ».
Outre cet appel aux candidats, la Mutualité formulera début avril ses propositions pour améliorer l’efficience du système de santé.
 
 
Source AFIM – 2012
 
02 Jui

Dukan dans le collimateur de l’Ordre des médecins.

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Suite à sa proposition d’instaurer une option « poids d’équilibre » au baccalauréat, le nutritionniste Pierre Dukan est visé par une procédure disciplinaire lancée par le Conseil de l’ordre des médecins pour « non-respect du Code de déontologie ».

Dans le même élan, il lui est reproché d’exercer la médecine comme un commerce, notamment pour avoir développé tout un business de coaching et de produits dérivés autour de sa méthode controversée pour maigrir
 
 
Source AFIM – 2012
01 Mar

PIP : chronique d’une affaire frauduleuse

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L’affaire des prothèses mammaires défectueuses PIP n’est pas à mettre au même rang que l’affaire du Mediator®. C’est en tout cas ce qui ressort du rapport d’enquête administrative que viennent de rédiger l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) et la direction générale de la Santé (DGS). En savoir +

Remis hier au ministre de la Santé, ce document n’a en effet décelé aucune « défaillance généralisée du processus d’autorisation et de surveillance des dispositifs médicaux implantables, ni de conflits d’intérêt au sein des organismes de certification », expliquent Les Echos. Cependant quelques bémols sont à apporter à ce constat.
Comme le rapporte Le Figaro, « la fraude organisée par PIP n’exonère en aucun cas les autorités françaises de la prise en compte des alertes sérieuses sur la société et ses produits ». En d’autres termes, « le drame aurait pu être évité » si les autorités sanitaires avaient été plus vigilantes et attentives aux multiples signaux lancés au sujet de ces implants frauduleux.

Selon la chronologie des faits indiquée dans le rapport du directeur général de la Santé, Jean-Yves Grall, et du directeur de l’Afssaps, Dominique Maraninchi, il apparaît que « dès 1996, une inspection régionale de la direction générale des hôpitaux avait mis en évidence des anomalies sur les prothèses ». Cette alerte fut sans conséquence, indique Le Parisien/Aujourd’hui. Quatre ans plus tard, ce sont les autorités sanitaires américaines qui, via la Food and Drug Administration (FDA), relèvent cette fois « des manquements à la réglementation ». En 2006, poursuit Le Monde, la société PIP est condamnée en Angleterre à indemniser des femmes suite à plusieurs inflammations. D’où la question posée par le quotidien : « L’Afssaps n’aurait-elle pas pu, de son côté, exercer une veille sanitaire plus poussée ? »

L’escroquerie de la société PIP aurait pu encore durer « s’il n’y avait eu deux éléments pour tout faire basculer », écrit Libération. Un courrier anonyme accompagné de photos est tout d’abord expédié. Les images montrent des « containers bizarres ». Puis un chirurgien marseillais, qui s’était déjà manifesté à plusieurs reprises auprès de l’Afssaps, renouvelle ses plaintes contre les prothèses. Dès lors, « la machine est lancée », note le quotidien. En mars 2010, une inspection est réalisée et aboutit à la fermeture de l’entreprise.
« Quand on regarde toute la chronologie, admet Jean-Yves Grall, il y a bien eu toute une série de petits cailloux qui aurait pu nous faire réagir, mais c’étaient des petits signalements, jamais cela ne fut significatif. » De surcroît, on s’accorde pour reconnaître que le directeur de la société PIP, Jean-Claude Mas, a opéré une habile et discrète escroquerie.

Pour la secrétaire d’Etat à la Santé, Nora Berra, « il n’y a pas eu de défaillances majeures des autorités, mais un problème d’encadrement global des dispositifs médicaux ». En conséquence, a indiqué le ministre de la Santé, « les dispositifs médicaux vont être soumis à une surveillance renforcée en France, avec des contrôles plus nombreux et inopinés ». Le nombre des inspecteurs sera augmenté et leurs visites sur les lieux de production et les établissements de santé se verront également multipliées.

Source AFIM – 2 février 2012

29 Fév

Personnes âgées : la Cour des comptes plaide pour des filières de soins

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Mieux coordonner les prises en charge des personnes âgées, améliorer les performances en matière de périnatalité, infléchir les dépenses sociales : le dernier rapport annuel de la Cour des comptes fixe des objectifs, sans nécessairement détailler les moyens de les remplir.

Peut mieux faire. La Cour des comptes, qui présentait le 8 janvier son rapport annuel, a jugé trop lents les progrès réalisés en matière de prise en charge des personnes âgées et recommandé une « étroite coordination des acteurs pour prévenir la détérioration, parfois brutale, de leur état de santé et éviter leur hospitalisation en urgence ».

« Conjuguer prévention, accompagnement en fonction des besoins, orientation plus efficace vers les dispositifs les mieux adaptés à chaque situation, concertation entre médecins de ville et services hospitaliers, et chaînage plus construit des interventions sanitaires et sociales qui doivent être pensées ensemble pour faciliter le maintien ou le retour à domicile » est « nécessaire », seloncette juridiction.

Relevant que « seuls 13 % des 645 services d’urgence […]déclarent disposer d’une filière spécifique complète d’accueil et de soins en gériatrie », la Cour plaide pour la poursuitedu redéploiement de lits despécialités médicales vers des lits de médecine gériatrique etdes services de soins de suite et de réadaptation (SSR) à orientation gériatrique.

Elle suggère aussi de veiller à la qualité des liens entre agences régionales de santé et conseils généraux, de manière à bien coordonner les prises en charge médicales et sociales et apporter ainsi « une réponse globale et adaptée aux besoins de soins du grand âge ».

Autres suggestions : améliorer la formation générale et continue des médecins en gériatrie ou encore renforcer les connaissances épidémiologiques sur la population âgée.

Les modalités de mise en œuvre de ces diverses recommandations ne sont, elles, pas détaillées.

 

 

Source AFIM – 15 février 2012

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